| La dignité de fin de vie réaffirmée |
|
|
|
| Écrit par N. B. |
| Jeudi, 27 Janvier 2011 11:35 |
|
Ouf ! Le débat avait été relancé, les législateurs ont tranché. Mardi 25 janvier, le Sénat a rejeté toute légalisation de l’euthanasie. La proposition de loi sur « l’aide active à mourir » avait été adoptée le 18 janvier dernier par la Commission des affaires sociales. Mais l’essentiel du texte tenait dans son article premier, supprimé mardi : « Toute personne capable majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu'elle juge insupportable, peut demander à bénéficier d'une assistance médicalisée permettant, par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur. » La veille, le premier ministre François Fillon avait exprimé clairement son opposition à la légalisation de l’euthanasie. Selon lui, la société ne peut faire des lois pour accorder le droit de donner la mort. Xavier Bertrand, ministre de la Santé, opposé au texte, a aussi invoqué le cas des malades d'Alzheimer, qui seraient alors dans l’incapacité évidente d’exprimer leur volonté de façon éclairée. Où en sommes-nous en France ? Le cadre fixé en 2005 par la « loi sur la fin de vie », dite loi Léonetti, tient toujours. Elle interdit l’euthanasie, tout en refusant l’acharnement thérapeutique, et propose un développement des soins palliatifs. Pourquoi condamner l’euthanasie ? Une des valeurs fondamentales de notre société est l’interdit de donner la mort. Or l’euthanasie vise à provoquer le décès d'une personne malade, par injection mortelle ou en s’abstenant délibérément de lui donner des traitements indispensables à la vie. Elle est donc inacceptable. Punie par la loi, elle n’est qu’une façon expéditive de mettre fin aux jours des plus fragiles.
Car c’est quand l’être humain est le plus vulnérable qu’il doit être protégé. |
| Mise à jour le Jeudi, 27 Janvier 2011 12:55 |
La dignité de fin de vie réaffirmée




